Médecine vétérinaire solidaire

Vous êtes propriétaire d’un animal de compagnie et vous souhaitez obtenir des informations sur Vétérinaires Pour Tous
=> Posez vos questions par téléphone au 01 85 09 37 37

Pour toute information consultez le site

 www.veterinairespourtous.fr

Pourquoi mettre en place un projet de médecine vétérinaire solidaire structurée en France?

  • Pour proposer une solution de médecine vétérinaire solidaire unifiée, rationnelle, accessible sous conditions de ressources.
  • Pour honorer les valeurs de solidarité de la profession vétérinaire par ses engagements éthiques et déontologiques.
  • Pour contribuer en coopération avec les services sociaux et les collectivités territoriales à maintenir les interactions sociales des personnes en situation de précarité en préservant le lien Homme – Animal.
  • Pour être complémentaire de l’action des associations de protection animale
  • Pour agir, aider tout en responsabilisant les personnes en situation de précarité quant à leurs devoirs envers leur animal.
  • Pour prévenir les abandons d’animaux ou les euthanasies pour des raisons économiques.
  • Pour sécuriser l’engagement des vétérinaires en confiant la gestion des critères d’éligibilité aux services sociaux.
  • Pour Rassurer les vétérinaires sur leur engagement en agissant dans un cadre juridique et ordinal défini et conforme à la règlementation.
  • Pour Œuvrer en tant que corps professionnel auquel le législateur a confié la santé des animaux.

Retrouvez la carte de l’ensemble des associations régionales en cliquant ici !

L’association Vétérinaires Pour Tous bénéficie du soutien du plan de relance du Gouvernement #FranceRelance pour permettre de financer les soins des animaux des personnes démunies.

Lancement de stagevet

Parce que chaque année des centaines d’étudiants recherchent des stages qui correspondent à leurs attentes et que des milliers d’établissements de soins vétérinaires recherchent des stagiaires investis…

  • Parce qu’un cursus scolaire doit être valorisé par des expériences professionnelles concluantes et pertinentes…
  • Parce que les stagiaires d’aujourd’hui sont les vétérinaires de demain…
  • Parce que la plus-value de notre profession est avant tout humaine…

C’est pourquoi, le SNVEL, avec le concours des ENV nationales, a conçu STAGEVET pour rapprocher les talents d’aujourd’hui et de demain.

Cette plateforme collaborative permet, en toute sécurité, de rechercher un stage ou stagiaire, à partir de plusieurs critères spécifiques et utiles, afin d’optimiser les chances de trouver l’établissement ou le stagiaire qui corresponde aux besoins.

https://www.stagevet.fr/

Une tribune pour sauvegarder l’arsenal thérapeutique

Dans une Tribune publiée dans Le Monde « Les vétérinaires ne doivent pas se trouver dans l’impossibilité de soigner les animaux qui leur sont confiés », les organisations et associations soucieuses de la santé et du bien-être animal alertent sur les risques encourus si l’acte délégué au règlement européen sur le médicament vétérinaire, proposé en session plénière la semaine prochaine, n’était pas voté.

Lire l’article La Tribune – Le Monde du 9 septembre 2021

L’intégralité de la Tribune et des signataires est disponible en cliquant ici

Vous pouvez co-signer la tribune en cliquant ici

Le SNVEL se mobilise pour sauvegarder la santé et le bien-être animal

APPEL À ADOPTER L’ACTE DÉLÉGUÉ DE LA COMMISSION COMPLÉTANT LE RÈGLEMENT (UE) 2019/6 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL EN ÉTABLISSANT LES CRITÈRES DE DÉSIGNATION DES ANTIMICROBIENS À RÉSERVER AU TRAITEMENT DE CERTAINES INFECTIONS CHEZ L’HOMME

La Fédération Vétérinaire Européenne (FVE) et le Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral (SNVEL) souhaitent alerter les eurodéputés de l’importance pour la santé et le bien-être des animaux de l’acte délégué complétant le règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil en établissant les critères de désignation des antimicrobiens à réserver au traitement de certaines infections chez l’homme, adopté par la Commission le 26 mai 2021. Ils appellent ainsi à ne pas voter en faveur de la proposition de résolution 2021/2718 lors de la prochaine session plénière.

Un acte délégué basé sur des critères scientifiques d’autorité

La rédaction de l’acte délégué proposée par la Commission européenne se base sur le conseil scientifique de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA). Ce rapport intègre notamment des avis de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE), du Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC) et de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). Il reprend par ailleurs la recommandation de l’OMS d’utiliser de manière combinée la liste de l’OMS des antibiotiques importants pour les humains et la liste de l’OIE présentant les antibiotiques importants pour les animaux. De plus, la méthode de construction des critères de désignation des antimicrobiens à réserver au traitement de certaines infections chez l’homme utilisé par la Commission européenne pour la rédaction de cet acte délégué, combinant les avis scientifiques de l’OIE (santé animale) et de l’OMS (santé humaine) s’inscrit parfaitement dans l’approche « Une seule santé » prônée par la Commission européenne depuis plusieurs années.

Le contenu de l’acte délégué, basé sur les recommandations scientifiques de l’EMA et des différentes autorités de santé (comme préconisé par le Règlement relatif aux médicaments vétérinaires adopté par les institutions européennes en 2019) est ainsi le fruit de la mise en commun d’expertises extrêmement variées et complémentaires – dont l’équilibre a d’ailleurs été salué par nombre de parties prenantes et n’avait fait l’objet d’aucune observation de la part des Etats membres et du Parlement européen dans le cadre de leurs prérogatives de contrôle a priori de la proposition.

La remise en cause qui en est désormais faite dans la proposition de résolution 2021/2718 ne se base quant à elle sur aucun critère scientifique mais au contraire sur des croyances dépassées concernant l’usage des antibiotiques dans le secteur animal et sur une interprétation erronée des recommandations de l’OMS[1].

Si adoptée en session plénière,la proposition de résolution de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) s’opposant au projet d’acte délégué rendrait ainsi caduc le travail expert remarqué, mené depuis des mois sur ce dossier, sans pourtant apporter de contre argumentaire scientifique permettant de répondre au contexte sanitaire européen et ainsi compromettre non seulement la santé et le bien-être des animaux mais aussi la santé publique et la sécurité sanitaire des aliments.

Les potentielles conséquences de l’adoption de l’objection à la publication de l’acte délégué pour la santé animale

La FVE et le SNVEL tiennent à alerter les eurodéputés des conséquences que pourraient entrainer l’adoption de la résolution portée par Martin HAUSLING et la mise en œuvre de l’argumentaire présenté dans cette résolution. L’application des recommandations présentées dans la résolution visant à rejeter l’adoption de l’acte délégué entraineraient une réduction drastique de l’arsenal thérapeutique dont disposent les vétérinaires pour traiter les animaux malades, un retour en arrière de plusieurs dizaines d’années pour la médecine vétérinaire, sans alternative thérapeutique possible. Pire, la potentielle utilisation d’antibiotiques peu ou pas efficaces mais unique possibilité thérapeutique pour certaines maladies contribuerait au développement de l’antibiorésistance.

La mise en œuvre de ces recommandations, qui en pratique reviennent à interdire aux vétérinaires l’usage de près d’un tiers des antibiotiques actuellement utilisés pour soigner les animaux, aurait notamment les conséquences concrètes suivantes sur le traitement des maladies les plus fréquentes.

Ainsi, pour les bovins :

  • les infections de la mamelle et les infections respiratoires à mycoplasmes ne pourraient plus être traitées efficacement.

Pour les chevaux :

  • la rhodococcose, maladie bactérienne dont souffrent 17% des poulains au cours des six premiers mois de leur vie ne serait plus traitables car les antibiotiques nécessaires à la guérison du poulain ne seraient plus accessibles (un taux de mortalité de 80% des poulains atteints est anticipable).

Pour les chiens :

  • de nombreuses infections dues à des bactéries résistantes aux antibiotiques « classiques » et qui présentent un risque particulier pour la santé publique ne trouveraient plus de solutions thérapeutiques
  • un certain nombre de zoonoses (transmissibles à l’Homme) comme la leptospirose, des infections à staphylocoques dorés ou des salmonelloses deviendraient quasiment impossibles à traiter.
  • le traitement de la pyodermite profonde, une grave infection cutanée fréquente et très douloureuse, serait fortement compromis.

Pour les chats :

  • les infections du foie, des yeux ou du système respiratoire se trouveraient dépourvues de traitements.

Il est également important de noter que l’utilisation des antibiotiques pour les animaux n’est autorisée au sein de l’Union européenne qu’après le diagnostic et la prescription d’un vétérinaire, et l’utilisation d’antibiotiques pour des objectifs de croissance est interdite en Europe depuis 2006.

Enfin, des efforts massifs ont été déployés par les vétérinaires et le secteur animal dans son ensemble pour lutter contre l’antibiorésistance (baisse des ventes d’antibiotiques de 34% entre 2011 et 2018[2]) conduisant à une consommation d’antibiotiques plus faible chez les animaux de production que chez l’homme (3ème Rapport JIACRA[3]).

Ainsi pour permettre aux vétérinaires de garantir un niveau de soin élevé pour les animaux tout en garantissant la sécurité sanitaire de l’Homme et des animaux, la FVE et le SNVEL appellent les eurodéputés à adopter l’acte délégué de la Commission européenne complétant le règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil en établissant les critères de désignation des antimicrobiens à réserver au traitement de certaines infections chez l’homme en rejetant la résolution de la commission ENVI lors du vote prévu à l’occasion de la session plénière du Parlement européen du 13 au 16 septembre 2021.


[1] L’OMS reconnaît que la santé animale doit être prise en compte avant d’appliquer des contrôles, et recommande que la liste établie par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) soit également prise en considération.

[2] Selon le dernier rapport ESFAC – octobre 2020

[3] JIACRA : joint inter-agency report on integrated analysis of antimicrobial agent consumption and occurrence of antimicrobial resistance in bacteria from humans and food-producing animals

Vaccination et pass sanitaire

Suite à l’allocution du Président de la République le 12 juillet 2021, de nouvelles mesures entrent en vigueur.

Le décret du 19 juillet et une loi (prévue prochainement) fixent plus précisément les contours des nouvelles mesures annoncées par le Président de la République le 12 juillet.

Les mesures de distanciation sociale, de gestion des flux et les gestes barrières restent obligatoires.

Obligation vaccinale des soignants : les vétérinaires ne sont pas concernés

La liste précise sera fixée par une loi. À ce jour les personnels des cliniques vétérinaires ne sont pas cités dans l’avant-projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres le 19 juillet. La loi peut cependant évoluer pendant le processus législatif.

Sont actuellement prévus les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, les pompiers, ambulanciers, ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile ; ils auront jusqu’au 15 septembre pour être vaccinés.

Évolution du pass sanitaire

Définition : pour rappel le pass sanitaire consiste en la présentation d’une preuve sanitaire : une vaccination avec un schéma vaccinal complet, un test antigénique ou RT-PCR négatif de moins de 48h, ou positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.

Les cliniques vétérinaires ne sont pas concernées, à ce jour, par l’extension du pass sanitaire, l’avant-projet de loi ne mentionnant pas notre activité.

Le 21 juillet 2021 : le pass sanitaire a été étendu à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes. Cela concerne notamment : les cinémas, les théâtres, les salles de spectacle, les musées, les stades, les discothèques, les festivals ou encore les parcs d’attractions.

Début août 2021 : une loi l’étendra de nouveau aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux (sauf en cas d’urgence), maisons de retraite, établissements médico-sociaux, ainsi qu’aux voyages en avions, trains et cars pour les trajets de longue distance.

L’obligation du pass sanitaire est repoussée au 30 août pour :

  • Les salariés des lieux et établissements recevant du public concerné par le pass sanitaire
  • Les jeunes de 12 à 17 ans

Pour les personnes concernées choisissant la vaccination, la première injection devra être réalisée au plus tard le 1er août.

La fin de la gratuité des tests RT-PCR est également prévue à l’automne, sauf s’ils sont prescrits par un médecin.

La vaccination est soumise au secret médical

Les salariés et les employeurs sont encouragés à se faire vacciner. À ce jour, la vaccination des personnels des établissements de soins vétérinaires repose sur le volontariat.

Le secret médical couvre également la vaccination. Le salarié peut toujours refuser et ce refus ne doit emporter aucune conséquence. L’employeur ne peut donc exiger d’un salarié qu’il soit couvert par une vaccination recommandée. L’employeur ne peut être destinataire d’aucune information sur le statut vaccinal du salarié, ni sur son acceptation ou son refus de la vaccination.

Les salariés qui souhaitent se faire vacciner sont autorisés à s’absenter sur leurs heures de travail s’ils choisissent de passer par la médecine du travail, ou s’ils ont une affection de longue durée (dans ce cas y compris avec d’autres professionnels de santé).

Dans ces cas, un arrêt de travail n’est pas nécessaire et l’employeur ne peut pas s’opposer à son absence. Le salarié informe son employeur de son absence pour visite médicale sans avoir à en préciser le motif.

Nous encourageons les employeurs à permettre à leurs salariés de se faire vacciner. Le projet de loi étendant le pass sanitaire prévoit l’obligation de maintenir le salaire pendant l’absence du salarié sur ses heures de travail.

Les employeurs sont invités à diffuser une information à leurs salariés sur la possibilité d’être vacciné auprès du médecin du travail. Il est préférable de préciser que cette vaccination repose sur le principe du volontariat et s’inscrit dans la campagne de vaccination nationale.Plus d’information sur le

Questions-réponses du ministère du travail : https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/questions-reponses-par-theme/article/vaccination-par-les-services-de-sante-au-travail

Indépendance des vétérinaires praticiens en clientèle

Après avoir réuni en tables-rondes les principaux responsables de grands groupes capitalistiques investissant les activités vétérinaires lors de ses Universités les 1er et 2 octobre 2020, face au succès de cet événement et aux nombreuses interrogations qu’il a suscitées, le SNVEL a souhaité prolonger sa réflexion autour de l’indépendance.

L’objectif est d’anticiper les évolutions auxquelles l’exercice vétérinaire en clientèle risque d’être confronté, d’envisager des solutions pour que le praticien puisse faire ses choix en ayant tous les tenants et aboutissants de ses décisions et que la profession reste attractive pour les futures générations, quelles que soient les solutions retenues par le législateur.

Comme nous l’avions annoncé dans La Dépêche Vétérinaire du 9 décembre 2020, le SNVEL a créé un groupe de réflexion sur l’indépendance. Son comité de pilotage s’est voulu éclectique et a interrogé des « pour », des « contre », des « gentils » et des « méchants », selon le point de vue d’où l’on se place, afin de n’oublier aucun aspect de la question qui serait vu comme positif par les uns ou négatif par les autres.

Ce rapport est le recueil des avis de 14 professionnels ayant déjà réfléchi ou travaillé sur les sujets indépendance et/ou capitaux extérieurs. Il s’agit de permettre à chacun, au regard de ces avis, de s’interroger sur ses propres motivations à tel ou tel mode d’exercice.

Les entretiens ont porté sur 3 questions : les définitions de l’indépendance, les critères de choix du praticien pour préserver son indépendance et l’influence de l’apport de capitaux extérieurs sur l’activité vétérinaire.

Découvrez www.devenir-asv.com , le nouveau portail d’information du métier d’Auxiliaire Spécialisé Vétérinaire

Mieux informer, mieux recruter, mieux former. Voici l’objectif de ce nouveau site internet proposé par le SNVEL* avec le soutien de la CPNE-FP** et en collaboration avec APFORM***, l’organisme de formation de la branche vétérinaire.

Conçu pour les candidats mais aussi pour les auxiliaires vétérinaires salariés, le site www.devenir-asv.com vise à informer sur le métier d’Auxiliaire Spécialisé Vétérinaire (ASV), les parcours de formation et les conditions d’admission ainsi que sur les enjeux du métier et les évolutions de carrière d’un ASV. Le site est organisé autour de trois rubriques et d’une foire aux questions.

La rubrique Devenir ASV :  

Des informations sur l’accès à la formation et les critères d’admission pour le titre ASV GIPSA

La rubrique Découvrir le métier :

Des informations sur les différentes facettes de cette fonction polyvalente auprès du vétérinaire. A travers une information claire, www.devenir-asv.com  permet de se renseigner sur les qualités requises, les secteurs d’activités et le salaire d’un auxiliaire vétérinaire selon son échelon.

Construire sa carrière : Des informations sur l’évolution professionnelle d’un Auxiliaire Vétérinaire. Le site www.devenir-asv.com explique comment la formation continue, la VAE ou encore la mobilité professionnelle contribuent à l’évolution d’un auxiliaire vétérinaire.

La Foire à Questions : Une source d’information indispensable

Les visiteurs trouveront sur ce nouveau site toutes les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur les réseaux sociaux : les conditions d’admissions (au singulier), les critères d’éligibilité, ou encore l’accès à la formation selon son statut.

A propos du SNVEL, de la CPNE-FP et d’APFORM :

Le SNVEL* est l’organisation professionnelle représentative des vétérinaires d’exercice libéral. Il joue un rôle de porte-parole, de conseil et d’accompagnement pour les vétérinaires libéraux.

La CPNE-FP** détermine la politique que les partenaires sociaux (représentants des syndicats salariés et patronaux) décident de mettre en œuvre en matière d’emploi, de formation et de qualification professionnelle.

APFORM*** est l’organisme de formation de la branche professionnelle vétérinaire. C’est le seul organisme qui délivre le titre ASV-GIPSA reconnu à l’échelon 5 de la convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires.

Communiqué CNOV/SNVEL/ISPV

Mobilisation de la profession vétérinaire dans l’effort amplifié de vaccination pour lutter contre l’épidémie de COVID-19

Sollicitation du ministère des Solidarités et de la Santé

Le ministère des Solidarités et de la Santé fait connaître les éléments d’information plus précis concernant les modalités pratiques, et d’encadrement juridique de la participation de vétérinaires qui se porteraient volontaires pour la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Au titre des informations connues et objet du communiqué du 27 mars 2021 :

  • Le décret d’Etat d’urgence du 26 mars publié au JO ce matin ouvre et couvre juridiquement la participation des vétérinaires volontaires à la campagne de vaccination contre la COVID-19, en centres de vaccination, pour pratiquer les injections, en présence d’un médecin susceptible d’intervenir à tout moment et moyennant la réalisation d’une formation courte spécifique.
  • L’arrêté du 26 mars publié au JO de ce matin, qui fixe les conditions de rémunérations, en particulier le 6° dédié aux vétérinaires.

Au titre des informations complémentaires :

  • La Direction générale de la santé précise que « ces montants sont bruts. Ils seront versés à chaque professionnel par sa caisse de sécurité sociale habituelle, qui s’assurera au préalable du décompte des cotisations sociales, et versera donc après calcul de ses dernières, le montant net au professionnel ».
  • « Ces montants sont fiscalisables, le professionnel devra donc indiquer sur sa déclaration de revenus les montants perçus en 2021 au titre de cette activité (le prélèvement à la source ne pouvant pas être appliqué sur ces rémunérations) ». « En pratique, les professionnels rempliront sur un bordereau les heures de vacations réalisées qui seront validées par le centre de vaccination, et l’enverront ensuite à leur caisse habituelle pour être payé ».
  • Les modalités pratiques pour se faire connaître consistent à se porter volontaire pour la vaccination COVID-19 directement auprès d’un centre de vaccination dont les coordonnées sont consultables sur https://www.sante.fr/cf/centres-vaccination-covid.html,  ou auprès de l’ARS, ou sur la plate-forme de renfort RH  https://renfortrh.solidarites-sante.gouv.fr. Sur cette plate-forme l’option vétérinaire à la rubrique « professions exercées » n’est pas encore ouverte mais l’outil sera adapté très rapidement.
  • Les vétérinaires qui se porteront volontaires pour participer à la campagne de vaccination contre la COVID-19 pourront, comme les professionnels de santé aujourd’hui engagés, se faire vacciner dès maintenant.

La Direction générale de la santé précise qu’à ce stade de la campagne, il n’est pas possible de répondre à la demande du SNVEL et de l’Ordre des vétérinaires de priorisation de l’ensemble de la profession vétérinaire : « La priorisation de la vaccination contre COVID-19 répond au séquencement recommandé par les autorités sanitaires, en fonction du risque individuel de forme grave et sévère de COVID-19, ainsi qu’en fonction de l’exposition au virus, et tenant compte des disponibilités des doses de vaccins au fur et à mesure des étapes d’approvisionnement ».

Ainsi, chaque vétérinaire est maintenant pleinement informé des conditions de son engagement volontaire à contribuer à l’effort amplifié de vaccination que la France doit conduire pour lutter contre l’épidémie de COVID-19.

Notre devoir est de vous transmettre factuellement toutes informations disponibles tout en précisant qu’elles ne sont pas issues d’une quelconque négociation. Consentir à cet engagement est un acte volontaire qui relève d’une décision personnelle aux vues des modalités exposées par la Direction générale de la santé.

Jacques GUÉRIN, Président du CNOV – Laurent PERRIN, Président du SNVEL – Jean-Luc ANGOT, Chef de corps des ISPV

Communiqué CNOV/SNVEL/ISPV

 Mesures générales pour faire face au Covid-19 : 

Les vétérinaires rejoignent les professions autorisées à vacciner. 

Le décret élargissant la liste des professionnels pouvant vacciner contre le coronavirus aux vétérinaires est paru au Journal Officiel ainsi que l’arrêté définissant les règles d’indemnisation. Le ministère de la Santé doit encore se prononcer sur une demande de bon sens portée par le SNVEL et l’Ordre des vétérinaires : l’éligibilité de la profession vétérinaire à rejoindre les professions dont la vaccination est une priorité.

Ainsi, les vétérinaires visés au L 241-1 du Code rural et de la pêche maritime peuvent se porter volontaires pour être vaccinateurs sous la responsabilité d’un médecin dans les centres de vaccination (décret n° 2021-325 du 26 mars 2021). Et l’arrêté du 26 mars 2021 détaille les règles d’indemnisation : « 160 euros par demi-journée d’activité d’une durée minimale de quatre heures et 180 euros par demi-journée d’activité effectuée le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés. En cas d’intervention inférieure à quatre heures, le forfait est égal à 40 euros par heure ou 45 euros le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés ». Des demandes de précision sont en cours pour mieux qualifier les montants d’indemnisation prévus, notamment au regard des charges sociales. L’Ordre et le SNVEL restent en attente de connaître les modalités pratiques permettant aux vétérinaires de se porter volontaire à être vaccinateur. Il est évoqué une plateforme d’enregistrement en ligne (pas encore opérationnelle) ainsi qu’un modus operandi de mise en relation avec l’ARS et la plateforme RH du centre de vaccination le plus proche de chaque volontaire.

Une formation des vétérinaires volontaires est prévue (e-learning – accompagnement sur les premières vaccinations) tout en considérant que les compétences acquises par les vétérinaires en matière de vaccination conduisent à un besoin de formation qualifié de réduit.

L’Ordre et le SNVEL vous communiqueront toute information utile dès lors qu’elles seront transmises par le ministère de la Santé.

S’agissant des vétérinaires de la fonction publique, et notamment ceux qui sont inspecteurs de santé publique vétérinaire (ISPV), qui sont déjà très nombreux à s’être portés volontaires, les conditions et modalités pratiques de leur intervention seront précisées.

La question centrale et essentielle de l’éligibilité des vétérinaires à être vaccinés portée avec force par l’Ordre et le SNVEL reste encore en attente d’arbitrage par les services du Ministère de la Santé.

L’engagement volontaire à répondre favorablement à la demande de l’Etat est une décision éminemment personnelle aux vues des modalités exposées par le gouvernement et dont l’Ordre et le SNVEL se font le relais.

Jacques GUÉRIN, Président du CNOV – Laurent PERRIN, Président du SNVEL – Jean-Luc ANGOT, Chef de corps des ISPV

Communiqué du snvel


Le Président de la République a annoncé, hier soir, une fermeture, jusqu’au 1er décembre, des activités « non essentielles » afin de lutter contre la propagation du virus.

L’activité vétérinaire est toujours considérée comme essentielle pour apporter des soins aux animaux de production et aux animaux de compagnie. Les structures vétérinaires restent donc ouvertes. Il n’est pas prévu de restriction d’activité hormis celles que les structures vétérinaires jugeraient nécessaires à préserver la santé de leurs équipes et de leurs clients.

Les vétérinaires sont des professionnels responsables et ils sont donc attentifs à assurer la sécurité sanitaire au sein de leurs établissements. Ils le prouvent depuis le printemps : consultation sur rendez-vous, gestion du flux des clients dans les structures et respect des gestes barrières.

Le SNVEL est pleinement mobilisé pour s’assurer que les entreprises vétérinaires qui en auraient besoin puissent bénéficier des mesures qui seront prises par le gouvernement en termes d’accompagnement. Nous vous informerons au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Laurent Perrin

Président du SNVEL